Le dernier
designer ?
Comment l'IA extrait le design system d'un site existant pour décliner la marque à l'infini. Une thèse, défendue puis prouvée en direct.

Le design system a changé de lecteur.
Une doc qu'on ouvrait et qu'on appliquait à la main. Écrite pour des humains.
Un moteur que l'IA lit et exécute, à partir de nos instructions.
Extraire le DS d'un site existant
L'IA parcourt le site et reconstitue son design system implicite : palette, typographie, grille, rythme, ton de voix. Rien n'avait été formalisé, et pourtant tout est là.
La marque devient une instruction lisible, un fichier de règles que l'on peut rejouer à volonté.

Faire pivoter le DS, le système suit
On ne retouche plus les composants un par un. On change une seule chose : l'instruction-mère. Chanel devient « Chanel / Street », un héritage détourné, plus brut, plus urbain.
Tokens, composants et règles se redéclinent d'eux-mêmes, sans trahir la cohérence. La marque pivote, le système tient.

Du DS à la campagne, sans frontière
Le même système ne fabrique pas qu'une page : il génère la campagne complète, de la landing au drop produit jusqu'aux visuels d'affichage.
On part d'un fichier de règles, on arrive à une marque déployée partout, sans rien réécrire.


Le rôle change.
Le métier reste.
Si l'IA exécute, que reste-t-il au designer ? Le plus important. La keynote se ferme sur trois questions.
Le designer pilote le DS. Mais alors, qui pilote l'IA ?
Du design d'écrans vers l'écriture du système et des stratégies.
La créativité ne meurt pas, elle change de lieu.

Le DS change de lecteur.
Le designer change d'échelle.
Il ne dessine plus seulement des écrans : il écrit le système qui les produit tous, et garde la main sur la direction.
Philippe Elovenko · System Designer chez UX-Republic · 21 mai 2026
