J'accompagne les équipes design d'UX Republic dans l'intégration concrète de l'IA générative à leur workflow, du premier prompt jusqu'à la mise en production.

Beaucoup de designers ont déjà ouvert Midjourney, ChatGPT ou Figma AI une fois, ont été bluffés deux minutes, puis sont retournés à leurs habitudes. Ma formation existe pour transformer cette curiosité en méthode.
L'IA générative est entrée dans le métier du design plus vite que n'importe quelle technologie avant elle. En quelques mois, elle est passée de la démo virale à l'outil de production. Le problème n'est plus de savoir si elle va compter, mais de savoir qui saura s'en servir avec jugement, et qui se contentera de copier-coller des sorties génériques.
Chez UX Republic, j'interviens auprès des designers pour combler exactement cet écart : pas une conférence inspirante de plus, mais une montée en compétence opérationnelle. On part de leurs vrais projets, de leurs vrais fichiers Figma, de leurs vraies contraintes de marque, et on installe une pratique de l'IA qui tient en conditions réelles.
Mon angle est simple, et c'est celui que je défends partout : l'IA ne remplace pas le designer, elle l'augmente. Encore faut-il apprendre à la diriger plutôt qu'à la subir. C'est tout l'objet de cette formation.

Pas de catalogue d'outils qui sera périmé dans trois mois. Des compétences durables, branchées sur le métier : explorer, cadrer, produire, juger, industrialiser.
Où l'IA fait vraiment gagner du temps (recherche, exploration, variations, rédaction, premières maquettes, code), et où elle fait perdre du temps ou de la qualité. Chacun repart avec sa propre carte des moments où sortir, ou non, l'outil.
Un prompt n'est pas une formule magique, c'est une intention formulée. On apprend à écrire des consignes qui portent une vraie direction de marque, à itérer, à contraindre le modèle, et à reconnaître quand on dérive vers le « look IA » générique.
Le cœur de mon expertise. Une IA dans le vide produit du joli hors-sol ; une IA branchée sur des tokens et des composants produit du juste. On voit comment cadrer la génération pour qu'elle respecte la marque et reste utilisable en production.
Compresser la chaîne entre « j'ai une hypothèse » et « je peux la tester devant un utilisateur ». Visuels, copies, écrans, bouts de code : le prototype redevient un outil de pensée, pas un livrable de fin de cycle.
La compétence la plus rare. Juger vite ce qui tient et ce qui dérape, repérer une incohérence, un biais, une approximation, et garder la responsabilité du résultat. L'IA propose, le designer décide.
Ce qu'on a le droit de générer, avec quelles données, pour quel usage. Comment garder une pratique saine et défendable plutôt qu'un raccourci risqué. Un sujet de fond, pas une case à cocher en fin de projet.

Une formation ne vaut que par ce qui reste le lundi suivant. Tout est pensé pour que la pratique survive à la salle.
Les participants travaillent sur leurs propres cas : un écran à refondre, une campagne à décliner, un composant à documenter. L'IA s'applique immédiatement à un enjeu réel, ce qui change tout par rapport à un exercice fictif. La compétence se grave parce qu'elle a servi à quelque chose.
On génère, on confronte les résultats, on analyse pourquoi telle sortie est bonne et telle autre non. C'est dans cette comparaison que se forme le jugement, qui est le vrai livrable de la formation. Je montre aussi mes propres ratés : l'IA dérape souvent, et apprendre à le voir est plus utile que collectionner les coups de chance.
Pas de promesse d'« IA qui pense à votre place », pas de jargon. Des méthodes claires, des points de vigilance, des limites assumées. Je préfère un designer lucide sur ce que l'outil sait et ne sait pas faire, qu'un designer ébloui qui livre du générique sans s'en rendre compte.
L'objectif final n'est pas de mémoriser dix prompts, c'est d'installer une façon de penser : quand sortir l'IA, comment la cadrer, comment la juger, comment la gouverner dans la durée. Les outils changeront, le cadre restera.
Elle absorbe l'exécution répétitive. Le goût, la direction et la responsabilité restent humains. Le métier ne disparaît pas, il monte d'un cran, et c'est une bonne nouvelle pour qui s'y prépare.
Sans cadre, l'IA produit du hors-sol. Branchée sur un système, elle produit du juste. C'est l'investissement qui sépare une démo bluffante d'un résultat utilisable en vrai.
Savoir taper une bonne consigne est une compétence, pas une finalité. Ce qui fait la différence, c'est de savoir où on va et pourquoi, avant d'y aller.
Quand tout le monde peut tout générer, l'abondance ne vaut plus rien. Ce qui se remarque, c'est ce qui tient ensemble, partout, dans le temps.
L'enthousiasme aveugle livre du générique. La lucidité sur les forces et les limites de l'outil, c'est ce qui protège la qualité et la marque.
Le savoir-faire de demain, c'est de savoir quoi garder et quoi lâcher : automatiser l'ingrat, protéger l'intention. Décider, pas tout faire.

Non, mais elle redistribue la valeur. Elle prend l'exécution, elle rend la décision et la direction plus importantes que jamais. Les designers exposés sont ceux qui se définissaient par la seule production de pixels, pas par le jugement.
Non. La formation s'adresse à des designers, pas à des ingénieurs. On part de leur métier, de leurs outils et de leurs projets. La technique vient au service de l'intention, jamais l'inverse.
En branchant l'IA sur un cadre : direction artistique claire et design system. Le générique apparaît quand on lâche la direction. Avec un système solide, l'IA décline sans dériver de la marque.
Ceux qui comptent au moment de la formation, sans dogme : génération d'images, de texte, d'interfaces, IA intégrée à Figma, assistants de code. Mais l'accent est mis sur la méthode, qui survit au changement d'outil.
Une pratique installée : une carte des usages, un cadre de prompting, des points de vigilance, et surtout un jugement exerçable dès le lendemain sur de vrais projets. Pas une liste d'astuces, une façon de penser.
Former les designers à l'IA, ce n'est pas leur apprendre à appuyer sur un bouton. C'est les remettre à la place où ils créent le plus de valeur : la direction.
L'IA absorbe l'exécution. Ce qui reste, et qui prend de l'importance, c'est le jugement : choisir une direction, dire non, arbitrer entre dix sorties plausibles. Une équipe formée ne produit pas seulement plus vite, elle décide mieux.
Quand tout le monde peut générer en masse, la cohérence devient l'avantage. C'est exactement le fil que je tiens chez Arval BNP Paribas et dans ma keynote « Le dernier designer ? » : le design system devient le cadre que la machine respecte, et le designer celui qui l'écrit.
L'IA n'enlève pas du niveau, elle en ajoute : cadrer plus clair, juger plus vite, gouverner plus large. Une formation réussie ne rend pas les designers remplaçables, elle les rend indispensables autrement.
Et si votre équipe design passait à l'IA, avec méthode ?
Philippe Elovenko · IA Designer & AI Ambassador